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Historique

 

Le cajõn est né de la communauté noire péruvienne.

Les premiers esclaves noirs d’Afrique ont été amenés dès 1535 vers le nouveau monde par les conquistadores; ils apportèrent leurs coutumes, rites, rythmes et danses.

Pour accompagner leurs chants, ils frappaient sur les caisses servants à la cueillette des fruits ou délaissées sur le port de El Callao à Lima desquelles ils déclouaient une planche pour donner plus de vibration.

Aussi, ils utilisaient le Checo. C‘étaient une courge évidée ouverte sur un de ses côtés et utilisée à l’époque coloniale comme unité de mesure du maïs. On l’improvisait comme instrument de musique, coincée entre les cuisses, l’ouverture vers le bas, et frappée par les mains sur la partie supérieure.

Au fil des siècles, les danses pratiquées par les noirs telles que le Lundu ou même la Zaña, accompagnées par ces divers instruments de fortune, deviennent métissés au contact des cultures hispaniques et indiennes. Elles donneront naissances aux danses afro-péruviennes actuelles telles que la marinera, vals, zamacueca, lando ou festejo…. au rythme du cajon péruvien tel que nous le connaissons actuellement.

L'une des plus grandes représentantes actuelles de la musique afro-péruvienne est Eva Ayllón, dont nous vous invitons à voir la vidéo suivante, où elle est accompagnée, entre autres de cajõn :

 

Eva Ayllon

 

Dans les années 70, le guitariste flamenco Paco de Lucia, lors d’une tournée à Lima, fut touché par la sonorité et le rythme que Caitro Soto faisait sortir de son cajõn; ce dernier en aurait offert un à Paco de Lucia, lequel revenant en Espagne, l’a introduit dans son flamenco.

Au cajõn péruvien, les flamenquistes ont rajoutés à l'intérieur de la caisse des cordes de guitares, apportant ainsi toute sa spécificité au cajõn dit "flamenco". La fusion sonore entre la guitare, les taconeos du danseur et le cajõn fut un succès immédiat. Très rapidement, le cajõn est devenu l'instrument de percussion convoité par les formations flamencas.

Ici, voyez une vidéo de Paco de Lucia et de cajõn :

 

pacodelucia

Le son tout particulier du cajõn associant le son du bongo ou du djembé à celui de la caisse claire d'une batterie le fait apparaître de plus en plus dans le jazz, les musiques ethniques et la variété.

On le retrouve auprès de Dee Dee Bridgewater avec Minino Garay ( cf. page Musiciens) ou avec Mathieu Chedid, Corneille, Sergent Garcia, Jenifer ainsi que Bernard Lavilliers ( ci-dessous) …

 

bernard lavilliers

 

 

Fonctionnement

 

Le cajõn, de par ses origines ( cf. ci-dessus l'historique), est une simple caisse en bois sur laquelle le musicien vient s'asseoir.

Les doigts restant plus ou moins écartés et gardant une élasticité, à la manière d'un fouet, viendront percuter la plaque verticale située devant lui appelée aussi tapa.

Le musicien obtient ainsi des sons des plus aigus au plus graves en allant du haut vers le centre de cette tapa.

Derrière la tapa côté intérieure de la caisse, sont fixées des cordes de guitare qui vibrent à chaque frappe du musicien.

C'est ainsi que l'on obtient le son "bois et métalisé", bien particulier du cajõn.

 

 

 

 

 

 

Voir une vidéo ...

fonctionnement

 

 

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Les Sons du cajõn

 

 

Cliquez sur les boutons pour écouter les sons du cajõn.

écouter le son grave du CAJON

écouter son aigü

écouter sons ensembles

 

 

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Tel : 06 10 32 32 84